Le Misanthrope

de Molière

« Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur, on ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. »

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Création 2010

  • Mise en scène, scénographie : Marc-Alexandre Cousquer
  • Aide à la direction d’acteur : Jean-Serge Dunet et Camille Gorde
  • Avec : Lavinia Centrone, Marc-Alexandre Cousquer, Jean-Serge Dunet, Camille Gorde, Cédric Ingard, Agathe Munsch, Dominique Renckeln et en alternance Marc Schweyer et Dominique Kling
  • Basson : Aline Audin
  • Maquillage, perruques et postiches : Camille Laurent en alternance avec Joran Muratori
  • Création et régie lumière : Christian Peuckert
  • Réalisation des costumes : Farida Kalt
  • Réalisation décors : Martin Bernhart
  • Travail des chœurs chantés : Marco Bindelli

Résumé

Bien plus que les mœurs de son temps, Molière dépeint le drame de la psyché enfermée dans sa propre prison. Elle vit en autarcie, cultive ses valeurs en serre, s’enferme en elle-même, se ligote, puis devient verte, rouge, blanche, parfois noire… et tel un beau diable peste et violente son monde. Dans un contexte de comédie, Harpagon, Argan, Alceste sont des personnages tragiques. 

Le véritable drame ne se joue pas à l’extérieur mais bien à l’intérieur. Molière nous dépeint les ramifications du désastre que le drame engendre autour de lui menant aux aberrations et aux outrages et allant jusqu’à la bêtise et à la tyrannie… mais avec un tel humour que ces tragédiens en culottes courtes en deviennent de parfaits comiques, de suaves bouffons. Ils se coupent de toute rencontre possible avec le monde et de toute possibilité d’évolution. Le dialogue est brisé : ils vivent dans l’isolement, prisonniers d’eux-mêmes, de leurs propres représentations.

Le comique s’enracine dans le sérieux. Molière, grand connaisseur de l’âme humaine, génie du pur comique, porte un œil profondément sérieux sur le monde.

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